Ouvrages
 
Massalikal Jinane
L'illumination des coeurs
la voie de la satisfaction des besoins
les verrous de l`enfer et les clefs du Paradis
Le viatique de la jeunesse
Le Viatique des adolescents
le joyaux precieux
Les dons du TRES-SAINT

 

 

 
Massalikal jinnane 2eme partie

CHAPITRE SUR LA PRATIQUE
DE LA MEDITATION (FIKR)
409. Quant à la méditation, elle est aussi comptée parmi les plus
précieuses pratiques partout où elle est bien pratiquée
410. Il dit (GALALI) dans le lhya sois attentif a ce que je dis :
«certes, le meilleur des fruits que la religion puisse donner
411. Dans ce monde, est l’acquisition des connaissances
ésotériques et la familiarité avec Dieu par le diKr
412. L’intimité avec Dieu s’acquiert par la mention constante,
quant à la gnose, elle se réalise par la méditation
413. On a rapporté la prééminence d’une heure de méditation sur
l’adoration d’un an; efforce-toi de réaliser cet avantage
414. Sache que la méditation tient lieu de miroir pour celui qui
croit au Clément, le Très-Haut, où qu’il soit
415. La méditation d’un humain lui montre ses bonnes actions
qui l’encouragent, de même qu’elle lui montre ses défauts (qu’il
doit réprimer)
416. Elle constitue le qualificatif de toute personne qui espère
obtenir la suprématie aux yeux de Dieu, le Très-Haut, Seigneur
suprême
417. Son fruit, pour le tenant de la gnose, est l’arrivée de ce
dernier à l’enceinte scellée du Clément
418. La méditation des ascètes sur la fin (disparition) de ce monde
et son infidélité (inconstance)
419. A ces aspirants, cette méditation soutient le courage et
asseoit la rectitude
420. La médiation des adorateurs belle récompense qui les attend
et les : avantages que Dieu procure
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421. Accroît leur désir des bonnes actions et renforce leur ardeur,
il importe d’être persévérant et laborieux
422. La méditation du savant ésotérique sur les biens et les délices
que le Maître du ciel prodigue
423. Renforce son amour pour Dieu, qu’il soit exalté,! qui est le
Maître de toutes les créations!
424. IBN ABJAMRA, le héros de la piété, que Dieu l’agrée tout le
temps
425. A affirmer que la méditation constante est la meilleure
occupation pour un croyant
426. Car notre compréhension parfaite ne peut s’acquérir
qu’après une profonde réflexion par un esprit lucide
427. De même que la conviction inébranlable ne se réalise que sur
la base de la réflexion profonde
428. La certitude qui naît d’une méditation ne ressemble point à la
croyance
qui se fait d’emblée et tout d’un coup, la première étant la plus
solide
429. On rapporte que la méditation d’un moment est plus utile
que l’adoration de tout le temps, sous toute autre forme, sans
contredit
430. La foi de la personne qui se livre à la méditation gagne en
force et en stabilité comme on l’a rapporté de bonne source
431. C’est après cette méditation que la vérité lui apparaît
clairement et, convaincu, il acquiert la pureté et la stabilité dans la
foi
432. L’intensité de ta foi augmente en fonction de la profondeur
de tes pensées
433. Continue tes découvertes et acquisitions dans le miroir de la
méditation, dans l’esseulement, tout le temps
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434. La vérité t’apparaîtra ainsi, car c’est par la méditation
qu’ABRAHAM l’ami de Dieu, avait acquis sa conviction
435. Que Dieu, Très-Haut accorde à Son Prophète préféré, à
ABRAHAM et à tous les Prophètes meilleur salut
436. C’est par la méditation que l’homme peut acquérir, en une
heure, une force de conviction qu’il n’aurait pu réaliser
437. Dans toute sa vie en adorant tout le temps sans méditation
438. C’est par la méditation que la voie de la religion lui apparaît
nettement comme l’a si bien mentionné l’homme courageux et
lucide
439. Je veux parler de IBN SAÎD le héros perspicace, de Dey
mani que Dieu lui accorde, à. tout moment, son agrément
440. Un certain Saint a répondu lorsqu’on lui a demandé par quoi
connais-tu Dieu ton Seigneur? :
441. «Je le connais par son fait de défaire toutes nos fermes
décisions» (à mon grand étonnement) ; Qui médite acquiert
442. Les meilleurs sujets de méditation pour un humain, sont les
cieux et la terre, selon l’enseignement reçu.
443. Puis vient sa réflexion sur les bienfaits de Dieu, laquelle est
trés utile car ce fait augmente l’amour pour son Bienfaiteur
444. Réfléchir sur la récompense des croyants, demain, renforce
le désir des b musulmans portant sur
445. La dévotion et sur les efforts ; cela constitue le meilleur
profit des serviteurs
446. Réfléchir sur le châtiment des impies dans la demeure des
tourments, incite l’homme à se repentir et à réexaminer sa
conscience ici-bas
447. De même il renforce sa crainte et empêche de commettre des
péchés et voilà un grand avantage
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448. Réfléchir sur la bonté qui a voilé nos péchés aux yeux du
monde, nous incite à avoir plus de honte de lui, tout le temps
449. De même qu’il augmente notre espoir et notre désir de bien
faire sans encourir, de danger
450. Il faut beaucoup réfléchir sur les créatures après être
instruit, mais non sur le Créateur lui-même
451. Ne pense pas à ton dénuement car cela te donnerait trop de
soucis et de tristesse
452. Ni à une injustice dont tu es victime de la part d’un autre,
cela crée entre vous deux, une forte haine et de la colère contre lui
- sois patient
453. Ne te fonde pas trop sur une longévité incertaine, cela t’incite
à la thésaurisation qui est nuisible
454. Ainsi tu laisserais écouler ta vie sans profit, remettant sans
cesse les bonnes actions au lendemain
455. Sache que le détachement du coeur et la probité viennent du
fait de s’en occuper (du coeur) constamment en le vidant des
innovations blâmables
456. Le meilleur “jihâd’’ (guerre sainte) consiste à empêcher
l’esprit de s’occuper de ce qui ne lui incombe pas
457. C’est la chose la plus difficile, et celui qui ne la pratique pas
en dehors de la prière ne pourra la pratiquer, dans celle-ci
458. Réfléchis donc constamment, ô mon ami, sur la terre, sur le
ciel, les astres
459. Le soleil, la lune, les arbres, l’eau ; le feu, les pierres et autres
tels que la nuit et le jour, tu acquerras ainsi la certitude du coeur
et aussi des lumières
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CHAPITRE DE L’AUMÔNE ET
DE LA BONTE FRATERNELLE
460. Quant à l’aumône et les autres dépenses pour la face de Dieu,
elles renferment tous les biens sans exception
461. De même que tout ce qui profite à un musulman ainsi que les
bienfaits entre parents
462. On rapporte que le jour du Jugement dernier, quand le pont
sera jeté par dessus l’Enfer qu’il surplombera
463. Et que les créatures se debatteront dans l’angoisse et la
tristesse, un crieur public lancera l’appel : Où sont ceux qui ont
été au service des créatures?
464. Et ceux-ci repondront : Nous voici! ; on leur ordonnera
d’entrer rapidement dans la demeure des délices.
465. En leur disant entrez au Paradis sans peine, ni épreuve
466. Rends donc tes précieux services à tous, pour l’amour de
Dieu exclusive ment, sans relâche ni mot déplaisant
467. Cache aux êtres humains tout ce qui leur déplaît et
manifeste-leur ce qui est susceptible de procurer du plaisir
468. Quiconque te rend visite pour solliciter tes biens,- comble-le
de faveurs et de bonté si tu es riche
469. Mais ne thésaurise jamais ta fortune par crainte de pauvreté
470. C’est Dieu le Très-Haut qui ‘a offert cette richesse
471. Si tu la dépenses délibérément pour son amour, Il te
restituera tout ce que tu auras dépensé
472. Les avantages de la dépense pieuse et de l’aumône sont très
nombreux, selon le rapport des érudits
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473. On rapporte dans une tradition prophétique, que Dieu
donnera le b Paradis, le jour de la tristesse et de la peur
474. Grâce à une bouchée de pain, une poignée de dattes ou tout
ce qui peut être utile à un pauvre
475. Il fait entrer trois personnes au Paradis, cela (cette largesse)
relève de la volonté du Seigneur des mondes
476. Ces personnes sont les suivantes : le maître de la maison qui
a donné l’ordre à sa femme vertueuse, de donner cette petite
aumône
477. Et le servant qui les sert, tout cela par la bonté du Seigneur,
réfléchissez, croyants!
478. Quand un être humain donne l’aumône, Dieu le Clément le
préserve de tout mal
479. Il le préserve d’une mauvaise mort, de même de l’égarement
et de l’injustice d’autrui
480. IL le préserve de la désespérance, de la disgrâce de ses
parents, de la mort subite et d’une mauvaise fin
481. Une seule aumône peut écarter de lui soixante-dix (70) chefs
de mort affreuse
482. Elle apaise la colère de Dieu, elle possède !a- vertu d’effacer
les fautes de a l’homme comme celle de l’eau à éteindre le feu
483. Celui qui la pratique, s’asseoit a Son ombre (celle de
l’aumône), le jour du Jugement en attendant le jugement des
créatures. Que son avantage est grand!
484. On guérit les malades par le fait de l’aumône et Dieu
pardonne les pêchés grâce à elle
485. On purifie la fortune, écarte le malheur ainsi que toutes les
maladies ; on note aussi
486. Qu’elle suscite la joie et le plaisir dans le coeur des croyants
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487. Elle procure l’abondance, assure la bénédiction des biens et
garantit contre tous périls
488. Elle rend aisé le règlement des comptes le jour de l’angoisse
489. Elle augmente la valeur des bonnes actions et par
conséquent, la récompense, le jour du Jugement dernier
490. Elle facilite le franchissement du pont Sirât” et élève
l’homme au plus haut degré dans le bonheur
491. Elle comporte l’agrément de Dieu et l’angoisse de Satan le
maudit égaré
492. Elle vaut au patient courageux qui la pratique, la prière des
pauvres et celle des nécessiteux
493. Elle entraîne l’accroissement du nombre des récompenses
dans l’autre monde pour celui qui la donne exclusivement pour
Dieu
494. Evitez de la donner à une personne, qui parmi les créatures,
ne craint pas Dieu
495. On raconte que certains ‘Sûfis” donnaient quelque chose
chaque jour pour aumône, fut-il modique,’tel un biscuit
496. Et la discrimination est interdite dans l’attribution de
l’aumône
497. Il est affirmé que celui qui fait de la discrimination en
donnant l’aumône, commet un péché
498. Ne laisse jamais le proche pour aller donner à l’éloigner
alors, que celui-là se trouve nécessiteux
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499. La meilleure des créatures nous a ordonné de commencer
par nous-mêmes et ensuite viennent nos voisins
500. Mais après nous et avant nos voisins, viennent ceux qui sont
à notre charge
501. D’après une tradition prophétique Dieu n’accepte pas
l’aumône de celui qui la pratique avec discrimination
502. On rapporte que si des gens se donnaient à supprimer, pour
aumône, un seul bien, l’un à l’autre jusqu’à soixante dix mille
(70.000) personnes pour l’amour de Dieu
503. La récompense des derniers donneurs égalera celle des
premiers
504. Ils ont rapporté que prier deux (2) rakas au grand matin,
ainsi que le fait de p pratiquer la justice et équité entre deux (2)
personnes
505. Tiennent lieu d’aumône, de même qu’une glorification
(Tasbiha) et une formule de louange (Tahmida) rendues à Dieu
506. Ainsi que chaque pas que l’on fait en marchant vers la
mosquée pour prier et le fait d’ensabler un crachat rencontrer au
hasard
507. Le fait d’adresser de doux propos à un croyant, est aussi
considéré comme une aumône d’après les anciens
508. De même que de balayer une mosquée ou d’allumer une
lampe à l’intérieur
509. D’ordonner le bien, d’interdire le mal, de donner quelque
chose pour sauver son propre honneur
510. Ainsi que de se tourner face à la Kâba en s’asseyant et le fait
d’intervenir en faveur de quelqu’un
511. D’écarter un mal d’un chemin, de guider un aveugle égaré
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512. Ainsi que tout ce que tu as prélevé sur ta fortune en vue
d’une utilisation légale ; le fait d’apporter une bonne nouvelle à
un croyant
513. Le simple fait de lui adresser la parole pour le complimenter
ou de lui sourire au visage ; de se montrer affable et accueillant à
son égard
514. Le fait de sourire en le saluant, de le féliciter en cas de
bonheur (heureux événement)
515. Le fait de lui donner des renseignements utiles, celui de lui
indiquer ce qui est bon en le conseillant
516. Le fait de l’aider à satisfaire un besoin légal selon les
possibilités et celui d’entretenir de bonnes relations avec lui
517. De même que prier pour lui et implorer la rédemption de ses
péchés ; de lui prêter de l’argent ou d’autres biens pour l’amour
de Dieu
518. Le fait de vider ton seau d’eau dans son récipient ‘pour la
face de Dieu, le Très-Haut
519. Le fait d’avoir le coeur contrit devant l’impuissance
occasionné par un dénuement qui finit par être couvert par la
suite
520. Lui donner un lacet pour pouvoir nouer ses socques, lui
donner une rai longe à sa corde
521. L’aider à monter à cheval en le soulevant de terre ou de
choses semblables
522. Lui charger ses fardeaux sur sa monture ou des choses du
genre
523. Refaire ta prière avec lui bien qu’ayant prié seul auparavant
en vue d’obtenir une plus grande récompense
524. Marcher (à pieds) d’un pas alerte en compagnie de celui qui
demande secours pour aller prêter main forte
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525. Le fait de prêter à son frère croyant quelque outil ou autre
chose, de visiter un malade
526. De marcher dans la procession d’un mort qu’on va enterrer,
le fait de le porter avec les mains
527. De présenter des condoléances, de rendre visite à quelqu’un,
de tenir compagnie à une personne en solitude, comme le chef l’a
dit
LECTURE DU CORAN ET QUESTIONS RELATIVES
528. Quant aux avantages de la lecture du Coran, Al YADÂLÎ
Les a déclarés très désirables
529. Quiconque veut parvenir à proximité de Dieu, doit lire le
Coran sans jamais l’abandonner
530. Celui qui veut, dis-je, obtenir l’agrément de Dieu, doit lire et
méditer le Coran
531. Attache-toi à la lecture de ce livre, fut-ce trois (3)Hizb
(soixantième partie [60e] du Coran) chaque jour
532. N’abandonne jamais le livre d’ALLAH comme le font les
étudiants de sciences
533. Certaines personnes qui se sont déclarées «Sûfis» et qui
prétendent que ce qu’ils font sont plus méritoires que la lecture du
Coran
534. Ont avancé un argument faux, Satan les a trompés par là ;
lis le Coran pour avoir l’agrément de Dieu
535. Le livre est la source de toutes les sciences dans le monde
comme l’a dit le héros savantissime
536. Ne l’abandonne jamais ; lis-le constamment, tu pourras en
déduire tout ce que tu voudras
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537. En fait de science comme l’ont fait les «Salaf» (les anciens
vertueux) car chacun d’eux s’était abreuvé à son onde pure et
profonde
538. Tache de te parer de toutes les louanges que Dieu y a
annoncées pour ses serviteurs en faisant des efforts héroïques
539. Toute conduite que Dieu y a vitupérée et interdite aux
créatures, évite-la, tu serais sage
540. Car, certes, le Très-Haut ne l’a révélé que pour que les
serviteurs l’appliquent ; sois parmi ceux qui l’appliquent
541. On préférerait quelques versets qui soient bien compris et
bien médités à de nombreuses sourates qui ne le seraient pas
542. D’aucuns disent que celui qui lit, mais ne réfléchit pas, ne
sera pas récompensé par Dieu le maître des destinées
543. D’autres prennent le contre-pied de cette théorie et leur
inflige un démenti formel, mais cette divergence d’esprit ne vise
pas le cas du «Talib» (l’eleve) qui apprend pour assimiler le texte
544. On rapporte d’IBN ABBA (que le Maître des créatures soit
satisfait d’eux)
545. La préférence de deux (2) «rakas» avec la méditation dans
un bon état du coeur
546. A l’action de celui qui a prié toute la nuit mais avec
distraction et négligence ; sois courageux !
547. Les règles de bonne conduite selon l’homme des
DEYMANIDES ,sont la pureté du corps et celle de l’endroit
548. De même que la réflexion sur les sens et les significations,
l’observation du recueillement dans la componction (l’état
respectueux) l’usage du cure-dent sont recommandés
549. Qu’il reste face à la Kàba avec dévotion et crainte, la tête
baissée par respect pour Dieu, mais point d’infamie
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550. Car on aime le «Tflîm» (la gravité de la voix en lisant
posément comme font les hommes)
551. Qu’il évite de lire d’une voix efféminée et d’inflexion
chantantes ou bien avec des modulations à faire parade
552. Qu’il lise exclusivement pour la Face de Dieu sans chercher
de fortune, ni faire de l’ostentation
553. Qu’il observe bien les régies de la bonne conduite devant le
saint Coran, parole de son Maître,
554. Conscient qu’il s’adresse à son seigneur, ayant le sentiment
de lire ce que le Très-Haut révélé
555. Qu’il lise le Coran comme s’il voyait le Seigneur, (qu’il soit
glorieux et exalté ! notre Seigneur unique !)
556. Car si vous ne le voyez pas des yeux, dit l’Apôtre, Il voit,
quant à lui , tous les êtres
557. Aucun moment n’est interdit pour la lecture du Coran selon
l’opinion de tous les hommes dignes de confiance
558. Quant à celui qui blâme sa lecture après la prière d’Al asr»
(celle du milieu de l’après-midi), on ne doit point l’écouter
559. Son raisonnement est que ce moment là est le temps où les
juifs se livrent à leurs études ; il faut réfuter son opinion
560. Le meilleur moment de réciter le Coran se situe pendant une
prière surérogatoire de nuit et notamment dans sa dernière partie
561. De même entre les magreb (la prière du coucher du soleil) et
le”isâ” (la prière après le coucher du soleil) et après le “subh” (la
prière du matin; à l’aurore); comme la Sommité de cette
communauté l’a affirmé
562. Le jour du lundi, le jour de”rafa”,le Vendredi, puis le jeudi,
cela est à retenir
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563. Les “ilama” préfèrent la lecture sur le “mushâf” à réciter
par coeur lis-le donc sur le livre
564. A Chaque fois que tu lis dans un “mushâf” pour la face de
Dieu, cette lecture allège
565. A tes deux (2) parents les peines du tombeau, si c’est la
volonté de Diet Tout Puissant
566. Si tu lis le Coran dans un”mushàf” ,Dieu le Maître des
créatures te gratifie d’une bonne vision
567. Et de plus, cela atténue la peine à tes deux parents, fussentils
des impies associateurs (dans leur tombe)
568. Douze (12) personnes parmi les Compagnons du Prophète
ont affirmé unanimement que cette lecture est meilleure que
l’accomplissement de beaucoup d’autres bonnes actions
569. Certains avancent, comme motif de cette précellence le fait
que cette manière de lire (sur le “mushàf”) occupe, plus que tout
autre qu’elle, la langue et les deux (2) yeux
570. Elle occupe également son coeur, ses mains, ses jambes
pliées, tout en r méditant sur les sens et les significations
571. Si, par contre, tu es plus concentré en récitant par coeur,
contemplant et méditant mieux le sens
572. Plus que tune le fais avec le “mushàf”, il est plus avantageux
pour toi, de le réciter par coeur
573. Le fait de ne pas regarder tous les jours le coran constitue un
acte blâmable aux yeux des gens
574. Car un seul regard jeté dans le “mushaf” est mentionné au
bénéfice du fidèle, comme acte de dévotion
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575. I1 ya divergence d’esprit sur le fait de savoir s’il est
préférable de faire le “tartil” (prononcer doucement et
clairement) ou de faire le contraire ; de chaque côté, on avance
des arguments solides
576. Celui des premiers est puisé du texte coranique où Dieu dit
«Psalmodie le Coran»
577. Cependant la preuve de leurs opposants est aussi tirée du
Coran surate n° 33 «récitez beaucoup» : “dikran Katîran»
578. Mais la base fondamentale et l’objectif principal sont la
compréhension et la méditation ; oui!
579. Ils sont tous unanimes que chacun de ces deux procédés
représente une des traditions prophétiques, ne les oublie pas
580. Le meilleur des humains est celui qui, après avoir appris -le
Co1an l’enseigne aux autres» -
581. Le savoir par coeur du texte coranique est Une obligation
divine collective, tel qu’on nous l’avait transmise
582. Quand un nombre de gens suffisant pour assurer sa
perpétuation s’en occupe, les autres en sont déchargés
583. Mais si un tel nombre n’assume pas cet “office”, tout le
monde pêche pour avoir manque a son devoir
584. De même le fait de l’enseigner, fut-ce moyennant un prix
quelconque l’Imam de Medina (MALICK) le déclare licite.
585. Se basant sur son propos (du Prophète), que Dieu lui
‘accorde le salut, à F lui, à sa Famille, à ses Compagnons ainsi
qu’à tous ceux qui le suivent
586. Le meilleur service pour lequel vous recevez un salaire, est le
livre d’ALLAH que vous enseignez»
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587. Rendu licite (l’enseignement rémunéré) aussi de peur devoir
se perdre le livre de Dieu par le fait de ne plus être étudié et
enseigné
588. Les érudits estiment fort bien le fait d’appliquer un baiser au
“rnushàf” de même qu’au petit enfant (qui n’a pas encore pêché)
589. Ainsi le fait de le poser sur une sorte de chaise par respect et
de le par fumer aussi
590. Il est formellement interdit de poser la tête sur un “mushàf”
comme on le ferait sur un oreiller ; cela n’est pas du tout permis
591. De même que de poser quelque chose sur lui, tels que livres
de sciences, des morceaux de bois ou tout autre chose qui pèse
592. Il ne sied pas de tendre ses jambes vers le livre saint, ni de le
porter sur soi de manière permanente pour quelque but que ce
soit; tout cela est à éviter
593. On conseille, pour la Vulgate, une belle écriture qui soit bien
lisible, et attrayante
594. De même une présentation et correction parfaites, point de
mélange, ni de confusion ou amenuisement excessif
595. On juge blâmable l’usage de petites feuilles faisant un
“mushàf” trés minuscule
596. La voyellation du texte ainsi que la ponctuation et les autres
signes dia-critiques ont été inventés après, seulement, afin de
préserver le livre des erreurs provenant des profanes.
597. On tient comme blâmable le fait de le fragmenter en petites
parties (en tous petits volumes) ; cette relation est tenue de
MALICK
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598. En raison de l’affirmation du Très-Haut dans le texte même
du livre, qu’il soit exalté! : ((Certes, il Nous incombe de le
rassembler et de te le faire réciter
599. L’énumération des relations afférentes à ce livre révélé nous
mènerait trop loin!
600. Revenons à la versification des textes qui nous occupent
manifestement b ici, que te Maître des destinées nous accorde Son
secours
601. Ce que je viens de dire suffit pour celui qui veut l’appliquer ;
mettons maintenant l’accent sur le soufisme
LA MYSTIQUE (musulmane)
602. Quant au soufisme c’est une des obligations divines
individuelles aux yeux de (l’Imâm) AL GAZALI
603. Parmi ses piliers, nous connaissons sept (7) qui sont le
silence, la faim, l’abandon des innovations blâmables,
604. Le repentir, les veilles, l’esseulement et enfin la rectitude
(rester strictement dans la bonne voie à tout instant) quelles belles
qualités!
605. Notre Cheikh AL YADÂL1 ajoute un huitième (8e) qui est la
crainte de Dieu professée intérieurement et extérieurement
606. L’esseulement est obligatoire quand l’homme appréhende un
danger pour sa foi en fréquentant le monde dans la société, d’une
crainte bien fondée,
607. Ou quand la société est jetée dans une confusion totale (dure
épreuve) qu’il n’est point capable de résoudre ; mais dans le cas
contraire, l’esseulement est interdit
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608. Est-ce Juste qu’en dehors de ces deux cas le mieux est de se
mêler aux gens de la communauté pour l’acquisition des
innombrables avantages
609. Ou bien est-il toujours mieux, pour lui, de s’isoler en vue
d’une perfection (dans la pratique et la méditation), à lui qui est
un aspirant sincère et dévoué?
610. Et a condition que l’esseulement lui procure des pensées
précieuses alors qu’il supporte mal les conséquences de la
compagnie des hommes
611. Mais cela à condition que l’esseulement ne se fasse pas par
fierté et qu’on n’ait pas besoin de lui pour les intérêts et besoins
de la société
612. Mais au cas où il supporte le mal de la société, ou que
l’esseulement ne l’incite pas à méditer et à se recueillir, il doit
fréquenter la société
613. Si l’esseulement a pour cause cette fierté ou la fuite des
problèmes sociaux
614. Le fidèle doit demeurer dans la société des hommes, évitant
toutefois les vices et dangers de cette société
615. Au cas où la société a besoin de lui pour réparer un mal cette
fréquentation devient obligatoire
616. Obligatoire dans la mesure de sa nécessité tels que dispenser
un enseignement, prier en collectivité, soigner des malades etc...
617. La vraie définition du c’est l’abandon total, avec regret d’un
pêché déjà commis, pour la crainte de Dieu exclusivement
618. Et cela délibérément et non malgré soi, tel un muet qui ne
commet plus de pêchés par sa langue ou un débauché qui ne
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commet plus d’adultère pour maladie vénérienne, et cela demeure
valable aussi en cas de cécité ou de surdité
619. Il faut abandonner le pêché seulement pour le respect de
Dieu et par crainte de son atroce châtiment,
620. Avec le regret aussi de l’avoir commis, d’avoir été odieux
parce que désobéissant et vicieux
621. La troisième condition est l’intention de ne jamais récidiver
sa vie durant, de ne puis faire quelque chose qui déplairait au
Seigneur
622. La quatrième est de restituer le bien mal acquis aux ayant
droits
623. Voyez ma versification du texte de AL AHDARI, vous y
trouverez des explications suffisantes à ce sujet
624. Je dis que les générations de notre temps ignorent la science
mystique et perdent par là beaucoup d’avantages
625. Ils ignorent que le soufisme constitue un chemin menant
jusqu’à l’enceinte scellée ; leur perte est lourde!
626. Ils ignorent qu’il procure le meilleur viatique le jour de la
désillusion:quand la grande peur frappe les créatures
627. Ils ignorent qui est la meilleure des sciences dans lesquelles I
homme passe sa vie entière.
628. Ils ignorent qu’il confère à l’homme la droiture et la garantie
contre le blâme
629. Certains d’entre eux vouent au soufisme une haine
implacable par ce que leur coeur est spirituellement malade
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630. Certains le taxent d’extrémisme, d’exagération dans la foi et
dans les actes de dévotion
631. Certains le blâment à cause de leur paresse, de leur amour
du plaisir et de leur manque de courage
632. Certains désignent les soufis en s’écriant : ((voilà des
extrémisteségarés de notre communauté» alors que ce sont eux
qui sont les vrais égarés
633. Certains se montrent inexorables aux appels du mysticisme
par négation et font comme s’ils avaient des oreilles complètement
bouchées
634. Certains le critiquent sévèrement, manifestement tournant le
dos aux ouvrages qui y sont consacrés
635. Mais s’ils en ignorent la sagesse et la bonne guidée des
serviteurs, de Dieu, s’ils ignorent l’avantage réel qui y réside
636. Sachez que le soleil n’est point voilé seulement parce que
l’aveugle ne le voit dans le ciel
637. Les ténèbres de la conjonctivite ne cachent jamais la lumière
de la pleine lune dans la nuit du quatorze (14) (du mois lunaire)
638. La grande voie ne saurait être abandonnée à cause d’une
simple fourmi qui refuse d’y marcher
639. Non! une personne pure ne saurait être véritablement
souillée par la simple calomnie des êtres souillés qui s’exclament
ainsi : “elle n’est pas pure”!
640. L’éminence des grands hommes lucides ne saurait être
abaissée ni par la jalousie des hommes de sciences, ni par
l’ignorance des idiots!
641. Dommage! comment blâmer une science dont la
connaissance fait fortune et bonheur au serviteur qui la pratique,
642. Comment un homme doué de raison peut-il mépriser une
science dont le début est le détachement des biens terrestres, et la
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fin, l’accession au bonheur
643. Comment nier des sciences réelles et utiles comportant tout
le secret des gens de bien
644. Qui consacre les qualités propres aux Prophètes, celles des
vertueuses créatures et celle des Saints
645. Quiconque continue de la critiquer, de la nir’sans jamais se
repentir :
646. Celui-là mourra, plongé dans les péchés capitaux par la
justice de Dieu
647. Et cela sans qu’il le sache, notre Seih l’a bien écrit, il importe
de se p réveiller!
648. Il faut lire l’ouvrage “Junnat-al-murîd”(le bouclier de
l’aspirant) écrit par notre sauveur le Calife très sage
649. Que le Seigneur créateur soit satisfait de lui et de tous les
Elus bienfaiteurs
650. Puis vient l’origine du vocable “at-tasawwuf” qui est
vivement controversée
651. Entre ‘‘sufah’’, saff’’, ‘‘sûf”, “safw’’ etc, iI faut suivre leurs
différents avis
652. Un grand nombre d’autres ont émis d’autres idées, et chaque
opinion est fondée sur un argument probant aux yeux de ses
défenseurs
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653. Leurs avis à ce sujet vont au delà du millier, il nous semble
peu pertinent de les énumérer ici
654. Le vrai sûfi est un savant, mettant réellement sa science en
‘pratique sans transgression d’aucune sorte -.
655. Il devient ainsi pur de tout défaut, le coeur plein de pensées
justes
656. Détaché du grand monde pour se consacrer au service et
amour de Dieu, considérant à un pied d’égalité le louis d’or et la
motte de terre
657. Semblable à la face de la terre, sur qui, on jette toutes sortes
d’impuretés, faisant l’objet des plus durs traitements, mais qui ne
donne jamais que du bien
658. Le scélérat, aussi bien que l’homme de bien, la foule aux
pieds ; mais elle reste immobile et impassible
659. Comparable au nuage qui déverse partout ses ondes, sans
discrimination
660. Celui qui atteint ce stade est un sûfî, celui qui ne l’a pas
atteint et qui se dit sûfî, est un imposteur
661. C’est là où se termine le préambule du Livre, attaquons
maintenant le premier chapitre.
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CHAPITRE 1er : LES CREATURES
662. Sache que Dieu nous préserve de tout péril et nous guide
tous dans le meilleur sentier du salut
663. Que le fait de se tourner vers les créatures, de les suivre ou
de s’intéresser outre mesure à leurs affaires, constitue pour le
dévot aspirant, une barrière qui le sépare de Dieu
664. La passion, aussi bien que Satan le maudit, fait partie de ces
créatures ; tu dois contré carrer tous les deux afin de te maintenir
dans la bonne voie
665. Ta passion doit être maitrisee et dirigée par ta raison, mais
n’inverse jamais cette formule car alors, tu t’attirerais le courroux
de Dieu Très-Haut
666. Le vrai croyant est celui qui est guidé par sa raison, non par
sa passion, vers l’agrément de son Seigneur
667. Quant au maudit, nous cherchons une protection en Dieu
contre lui et contre tout transgresseur blâmable
668. Satan est un combattant qui attaque et livre bataille à
chaque instant, irréductible, il ne connaît ni trêves, ni repos
669. Chaque fois que tu le terrasses, il se relève rapidement, plus
résolu et plus dangereux que jamais
670. Il n’a d’autres occupations que de lutter, sans jamais
désespérer, contre tout adorateur
671. Il incite le fidèle à négliger les actes de piété ; si,
courageusement il résiste et agit, il l’incite à s’exécuter d’une
manière expéditive de ses obligations (religieuses) les entachant
ainsi de vices
672. Si le fidèle lui résiste toujours, il l’incite à extérioriser ses
actions dévotes dans le dessein d’être admiré ; s’il lui oppose
encore une farouche résolution avec scrupule et discrétion
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673. Il l’incite à la fierté et à avoir des idées avantageuses sur lui
même et ainsi de suite jusqu’à ce que “l’orant” succombe sous ses
coups
674. Sois vigilant, prêt à chaque instant, à te défendre dans un
combat héroïque, tu éviteras ainsi son danger
675. N’oublie jamais dans ton combat de t’armer de la répétion
des Noms de Dieu, car Satan trouble l’esprit, mais avec cette
mention du Nom de Dieu, tu acquiers de la sainteté
676. Réfugie-toi en ton Seigneur très généreux, ainsi tu seras à
l’abri de sa dangereuse machination
677. Satan n’est qu’un chien que ton Seigneur excite contre toi,
implore son secours contre lui ; ne te trompes pas!
678. Si tu luttes contre lui sans le secours de Dieu, tu deviens
faible et impuissant
679. Si tu le’ méprises, il te tord le coup, si vous luttez seuls, sans
l’aide de Dieu, il te jugule, te brûle la cervelle
680. Il suffit, de penser à sa célèbre histoire encore fraîche dans
les esprits avec BARSIS
681. L’histoire de BAL Â M, le malheureux savantissime suffit
pour averti tout homme intelligent
682. Ne vous estimez jamais échappé à la machination de Satan
avant la séparation de l’âme et du corps (avant le trépas)
683. Car, il vient au moment de la mort se présenter à la personne
dans le but ‘ de la priver des suites heureuses de ses bonnes
actions
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684. Je me réfugie en Dieu mon Seigneur miséricordieux quand il
m’assaille
685. Ton âme charnelle fait partie des créatures, c’est le plus
dangereux des ‘ ennemis de l’homme comme on l’a mentionné
dans la relation
686. Ne cède jamais à ses désirs, mon ami, ne lui rend jamais
grâces; traite le avec dureté et soupçon
687. Certes’ L’honneur de l’homme (à l’au delà) est évalué en
fonction des déboires de son âme et de ses peines (dans ce monde)
688. Combats cette âme «charnelle» en exécutant l’ordre de Dieu
pour élever Sa voix si tu es intelligent
689. Demande-lui compte à chaque instant, ainsi tu facilites ton
règlement le jour du compte devant le Seigneur
690. Rappelle-lui la mort, tout le temps, ainsi que la grande peur
qui la suit et gare aux manquements!
691. Sois, tout le temps, vigilant, te méfiant d’elle, semblable à
celui qui rencontre un lion qui s’apprête à l’attaquer
692. Cette personne reste, tout le temps, effrayée (à coup sûr), car
la moindre négligence de sa part le mettrait à la merci du lion
693. Cette vigilance, cette méfiance à l’égard de l’âme charnelle
constitue un bienfait en faveur de l’homme
694. Car c’est une situation qui l’oblige à recourir à Dieu qui est
son Seigneur
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SUBDIVISION
695. Il y a ce monde vil qui n’a aucune valeur, qui est méprisable
aux yeux du Maître de la religion
696. Faut-il en laver les mains pour acquérir la qualité du
détachement de coeur qui purifie tes adorations
697. Le véritable ascétisme, d’après la définition de l’analyste,
c’est de ne jamais le viser dans ton coeur et cela pour l’amour de
Dieu
698. N’éprouve ni joie, ni chagrin pour l’obtention ou la perte
d’un bien mondain
699. Car la passion de ce bas monde est la cause ou, du moins le
fondement de tout péril, mais cette réalité échappe aux humains
700. Tout mal émane de cela et c’est pourquoi le probe
l’abandonne
V.E.
701. Quand à ce qui est licite (parmi les choses de ce monde), il
entraîne l’expulsion, le tourment, la dure privation,
l’enténèbrement, etc...
702. Ses biens (ceux du bas monde) douteux entraînent le blâme,
le jour du Jugement dernier, et aussi les ténèbres, les querelles et
les reproches
703. L’utilisation de ce qui y est licite dans l’ostentation, engendre
un régie ment de compte, son utilisation en vue de rivalités, est
cause de châtiment demain
704. Son usage pour le simple plaisir, amènera demain, en dehors
du règlement de compte, un emprisonnement, n’en doutez pas
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705. Conserver les biens licites de ce monde pour s’assurer ou par
commisération pour les êtres, dans le dessein d’assurer sa propre
subsistance pour ne pas avoir à recourir aux créatures (en cas de
besoin)
706. Et laisser les gens en paix, sauvegarder sa foi et son honneur
permettent de gagner la meilleure récompense
707. Rends-toi compte que posséder juste le strict nécessaire est
plus avantageux que la pauvreté et mieux qu’une grande richesse,
même acquise pour parer aux situations difficiles
708. Si le riche est reconnaissant envers Dieu, il est au-dessus du
pauvre qui se résigne (pour l’amour de Dieu)
709. Comporte-toi quand tu prends nourriture, comme un
humain contraint et forcé à consommer un cadavre par nécessité
absolue
710. Et comme un voyageur gêné, en prison dans ce monde,
endurant sans jamais se plaindre les différentes adversités
711. Car les malheurs de ce monde tels que le dénuement, la
maladie et tous les autres maux qui frappent,
712. Comme les catastrophes, les déceptions, la faim, les cas
difficiles, etc...
713. Tout cela constitue un bienfait de Dieu Très-Haut au
bénéfice des serviteurs, AL YADALI l’a dit
714. Car, dit-il, celui qui en est exempt se plaît à ce monde qui
devient son Paradis dans lequel il jouit et se réjouit
715. Il se met alors à abhorrer la rencontre avec Dieu en détestant
lâchement la mort -
716. Ces adversités obligent le pauvre adorateur à retourner vers
son Seigneur et à mépriser ce bas monde
717. Le meilleur des états d’un croyant qui oeuvre pour Dieu, est
l’état d’humilité et de contrainte à recourir à Dieu
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718. Car cela lui ôte tout moyen et subterfuge si ce n’est de
compter sur l’Unique miséricordieux
719. A l’instar du voyageur égaré, dans le désert désespéré dans
la solitude, du solitaire noyé dans l’eau qui ne voit aucun moyen
de se sauver
720. Le pire de ces états est celui où il est grisé de son propre
honneur et de sa puissance ou de ceux d’une autre créature qu’il
peut craindre ou espérer
721. Ou encore quand il s’appuie totalement sur un autre être,
fut-ce à cause de sa science, de sa situation ou de ses actions
722. L’état d’humilité découlant d’un pêché commis, est plus
louable qu’un état d’honneur qui le grise, résultant du sentiment
de sa rectitude et de sa vertu
723. Le premier cas lui montre la faiblesse de son âme débile et
méprisable,et son néant, lui donnant ainsi la peur de récidiver et
de se rebeller contre la Toute-puissance s’il est intelligent
724. Il dispose les âmes à se tourner vers l’autre monde et à
désirer la récompense et ce avec zèle et entrain
725. Il engendre l’adoration secrète, la pureté du coeur et la
sagesse, il entraîne o aussi la disparition des vices
726. L’acte secret a plus de poids que l’acte manifeste, tel est
l’avis de leur consensus
727. Il est moins supportable aux âmes parce que étant obscur et
méconnus du grand monde
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SUBDIVISION
728. Ces gens avec qui nous vivrons, font partie des créatures
pouvant handicaper l’aspirant qui les redoute ou qui s’appuie sur
eux
729. Ne pleurniche jamais devant les créatures pour tes besoins,
mais implore le secours du Tout-puissant, le Créateur de toute la
création
730. Tourne-leur le dos (dans ton for intérieur), te sont-ils
favorables ou non et fie-toi au Créateur qui connaît ton état
731. Regarde-les toujours avec deux genres d’yeux : avec un oeil
de la “Sarîaa” en leur ordonnant le bien,
732. Leur interdisant le mal avec l’application des sanctions
légales et en les remerciant pour les biens qu’ils auraient fait
733. Avec un oeil de la “haqîqa” en acceptant leurs excuses quant
ils sont en faute
734. Il ne faut pas leur garder rancune lorsqu’il se montrent
injustes, lorsqu’ils te refusent un service ou une faveur ou
lorsqu’il te font du mal
735. Sois conscient qu’ils sont sous l’empire du Seigneur et tenus
étroitement dans sa poigne tout le temps
736. Certes le maître de ta destinée, seul capable de t’assigner le
bien ou le mal à son gré, c’est ton Seigneur Très-Haut, mais non
les créatures
737. Evite de leur faire du mal ; reconnais-leur leurs droits ; sois
patient et fais preuve de longanimité devant le mal qui
t’atteindrait de leur part
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738. Pratique toujours avec eux, cette politique, cette sagesse de
conseil et de pitié sans jalousie.
739. Perfectionne ton caractère et traite-les avec gentillesse tout
en restant tout tourné vers Dieu dans ton for intérieur, montre-toi
à tous, doux et bienfaisant
740. Purifie ton coeur, aime pour eux ce que tu aimerais pour toimême.
Sois digne de confiance
741. Recours à ton Seigneur devant leur injustice, car cela tient
lieu d’adoration

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